Annie-Ève Frigon, figure significative de l’industrie hôtelière lavalloise, porte en elle cette énergie calme et déterminée que l’on retrouve chez ceux qui savent où ils vont. Dès les premières minutes d’entrevue, sa passion transparaît, une passion qui n’a rien de théorique. Elle est née sur le terrain, dans l’action, dans ce contact direct avec les gens qui ont façonné sa vision du métier.
Sa carrière démarre au Manoir Saint-Sauveur, à sa sortie de l’école. Une première immersion comme maître d’hôtel puis comme coordonnatrice congrès et banquets où elle découvre la cadence du milieu, les coulisses qui ne dorment jamais, les visages qui défilent. Mais c’est au Sheraton Laval, où elle passera les dix dernières années, qu’elle affine sa signature professionnelle : rigueur, sens du détail, et une attention spéciale envers l’expérience client. Son évolution témoigne autant de sa vision que de sa façon de rallier les équipes autour d’un même objectif.
Au-delà de ses réalisations concrètes, Annie-Ève s’inscrit dans une nouvelle génération de dirigeantes qui redéfinissent naturellement les codes du leadership en tourisme. Dans un secteur où les femmes sont nombreuses sur le terrain et de plus en plus présentes aux postes décisionnels, elle incarne une manière de diriger ancrée dans l’écoute, la collaboration et l’action.
Des débuts marqués par l’amour de redonner
Quand elle parle de ses premières années, son regard s’illumine. Avant même de connaître les hôtels, c’est dans la maison de retraite de sa tante que s’enracine son rapport au service. Elle y aide à servir les repas, à remettre les chambres en ordre, à créer du confort dans des gestes quotidiens. C’est là où elle s’imprègne du cœur du métier: être attentive, favoriser du bien-être, donner le sentiment d’être pris en charge.
Elle raconte ce souvenir comme un fil conducteur. Ce qu’elle aimait alors, ce contact humain sincère, ce sentiment de rendre service est exactement ce qu’elle défend encore aujourd’hui. Ce n’est pas un hasard si elle s’est dirigée dans le secteur l’hôtellerie : elle y a retrouvé ce qu’elle avait déjà aimé enfant, ce plaisir d’aider mais à plus grande échelle.
Un rôle de leadership pour une femme
Avec sa nomination à la direction générale d’Ômage, Annie-Ève devient la première femme à occuper un tel poste au sein du groupe Hôtelier Grand Château. Ce jalon n’est pas anodin.
Laval compte bien sûr d’autres femmes en postes de direction, mais voir une femme prendre les rênes d’un groupe hôtelier d’une telle envergure demeure un moment marquant pour l’écosystème local. C’est un signe clair de transformation, de modernisation et d’ouverture.
Ce leadership, elle le porte avec passion, avec cohérence, avec ce mélange de confiance et d’humilité qui inspire naturellement. En rencontrant Annie-Ève, on comprend rapidement pourquoi ce rôle lui revient. Elle cherche à guider et à créer un environnement où chacun peut contribuer à la hauteur de ses forces.
Un service personnalisé et une identité unique
Dans l’univers d’Ômage, rien n’est laissé au hasard. Ce n’est pas un hôtel où l’on coche des cases : c’est un lieu où chaque détail raconte quelque chose.
L’établissement ne suit pas un cahier de charges stricte comme la plupart des chaînes, il évolue à partir de lignes directrices souples, qui ouvrent la porte à la créativité et aux choix alignés avec la communauté. Cette liberté se traduit concrètement : matelas et oreillés conçus au Québec, matériaux choisis avec soin, ambiance qui reflète l’identité de la région plutôt que celle d’un groupe international.
On ressent la patte d’Annie-Ève dans cette approche. Pour elle, « personnalisé » n’est pas un mot marketing: c’est un engagement. Celui d’offrir une expérience qui ressemble aux voyageurs qui passent la porte et à la région qui les accueille.
L’écoresponsabilité au cœur du projet Ômage
L’un des aspects au cœur de la conception de l’identité hôtel est l’écoresponsabilité. Une conviction qui ne se limite pas à un discours, mais qui se manifeste dans chaque étape du projet. Les chambres abandonnent les articles à usage unique au profit de systèmes réutilisables. Les petits gestes ne sont jamais trop petits surtout lorsqu’ils s’additionnent dans un établissement de cette taille.
Pour Annie-Ève, réduire l’impact environnemental va de pair avec moderniser l’expérience hôtelière. Il ne s’agit plus seulement d’offrir un séjour confortable, mais d’offrir un séjour respectueux, en phase avec les attentes des clients et avec les valeurs de la communauté.
À travers ces initiatives, Annie-Ève et son équipe créent un véritable sentiment d’exclusivité : celui d’un hôtel-boutique qui se distingue autant par ses choix que par son accueil. Le mobilier, les textiles, les objets de décoration et même certains accessoires de chambre sont créés localement, spécialement pour Ômage, et peuvent être achetés par les visiteurs qui souhaitent prolonger l’expérience chez eux. L’hôtel devient ainsi plus qu’un lieu de séjour : c’est une boutique à ciel ouvert, un espace où l’on découvre le savoir-faire local, où chaque détail reflète l’identité de la région et la vision d’Ômage.
Avec Ômage, Annie-Ève Frigon ne fait pas que diriger un hôtel : elle redéfinit la façon dont Laval accueille, reçoit et se raconte. Chaque geste, chaque détail, chaque orientation stratégique traduit la volonté de créer un lieu qui ressemble à la région: généreuse, vivante, en pleine évolution.
Et pour ceux qui attendent avec impatience l’ouverture du nouvel hôtel-boutique, l’invitation est déjà lancée, préparez-vous à venir rencontrer l’esprit d’Ômage. Un esprit qui prendra pleinement forme en février 2026. Une découverte qui, sans aucun doute, donnera envie de voir la destination à travers les yeux de celles et ceux qui la font vibrer.